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Cette autre vie qu'est cette vie dès qu'on se soucie de son âme. 

Alain

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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 14:31
Je me sens bien depuis ces derniers jours, la tristesse s'estompe, les idées deviennent plus claires, les moments de vie plus lumineux.
Pourtant ?
Rien de plus, rien de moins au quotidien. Toujours beaucoup de questions sur la meilleure manière d'être "maman", des questions sur l'avenir, sur ce que je veux vraiment.
En proie aux doutes et à toutes ces interrogations mes souvenirs ont pris le pas sur ces longues heures de terrifiantes où j'ai tourné et retourné mes neurones comme des blinis... 
De beaux souvenirs, ceux du possible, des possibles qui se sont un jour offerts à moi, avec une envie commune : goûter encore à ces instants, les faire renaître.
En un mot, ne plus vivre sous l'emprise de la crainte de : mal faire, faire mal, se tromper, se perdre, tout gâcher, détruire, mais pouvoir : oser, aimer, recommencer, comprendre, pardonner, respecter, se respecter.
Par Ode
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 00:29

Un petit mot de rien, galvaudé.

Un mot qui se prononce trop, que l’on ne dit jamais assez.

Un petit mot féroce qui trahi si souvent.

Quelques lettres griffonnées sur un bout de papier, hurlées sur le quai d’un adieu, placardées sur quelques murs grisés, chuchotées dans les draps d’un amant.

Ce mot est avant tout une pensée, une si belle idée, une intention si douce :

A l’oreille d’un enfant, à la nature qui s’offre à nous, à ses paysages dont nos regards s’enivrent, à cet animal dont la chaleur nous réconforte, à celui que l’on connaît peu, que l’on apprend à découvrir.

Ce mot comme un remerciement, une reconnaissance profonde, un appel de notre cœur qui sait.

Un mot magique, qui, lorsqu'il éclot au creux des lèvres, se lit dans les yeux transpire de tous nos pores.

Ma bouche l’a souvent prononcé et mon cœur qu’en dit-il ?

Lui, est resté fragile, blessé et il apprend.

Il apprend juste à dire dès lors qu’il le ressent.

Et ce petit « je t’aime » devient alors un océan d’Amour, une immense vague qui submerge, une notion inconnue jusque là qui prend des proportions retentissantes.

 

Je ne veux pas faire mon mea culpa, je sais (me connaissant,…,un peu) que jusque là, la simple évocation « d’amour » me mettait en danger, « aimer est une faiblesse » m’a-t-on toujours dit… Certes c’est se mettre en danger que de partager ses plus profondes émotions, que dois-je attendre comme punition ? Livrer ce qu’il existe de plus nous, est-ce là le danger ? Autant de questions sur lesquelles je passe en voyant à quel point il est bon d’être soi, de l’intérieur et aux yeux des autres.

 

Par Ode
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 10:38
Petite victoire... Ce matin - 2 depuis lundi... 5 jours...
Après une petite crispation matinale passagère , me voici donc à nouveau tout sourire.
L'échéance de demain m'affole... Je n'y pense pas, demain sera un autre jour... et quel jour !
Je reste calme et zen... je vais juste profiter de cette belle journée ! 
Par Ode
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 09:39
C'est le petit nom que je donne à mon poids, très poétique, non ?
J'y suis arrivée une fois, taille 38 en revenant de 130 kg et taille 54 si ma mémoire ne me fait pas défaut...
Ma coquille, celle dont je ne veux pas me débarrasser, celle qui me protège enfin qui est sensé le faire...
Là, je me sens un peu comme dans une corrida, engoncée dans mon caparaçon... oui je sais c'est très joli, sauf que j'éprouve de moins en moins cette impression... Seule, cette vision reste gérable, à deux comme le week-end a pu me le démontrer, je ressens beaucoup de difficultés.
Merci Virginie et surtout à toi Chrys d'avoir su me pousser à retrouver l'envie de me sentir moi et ne pas avoir peur de me retrouver : "Jumelles à l'intérieur" m'as-tu dit... quelle belle formulation. Tu portes une force incroyable malgré ton histoire, cette envie que l'on partage d'y croire toujours et encore malgré les coups durs.
On commence cette petite aventure... qu'elle nous entraîne et nous pousse !
38 - 12 - 55  ;)

Et si tu me lis, garde un peu de coeur, protège-toi :

Ce soir j'ai rendez-vous
Et j'irai comme je suis
Non je ne changerai rien
A toutes mes folies
A mon feu dans mes mains
A mon amour sans pudeur
A mon amour qui se déchaine
Et même si ça fait peur
Ainsi j'aime les hommes que j'aime.
                                                        La Rue Kétanou.
Par Ode
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 09:06
Matin studieux, seule devant ce prolongement cérébral qu'est mon clavier.
Quelques lettres, mails et divers activités m'invitent à reprendre encore une fois contact avec un peu de son. Je choisis un  morceau qui commence à dater, (à vrai dire peu importe je n'ai personne à contrarier avec mes goût musicaux) et puis je suis décalée non pas par provocation mais je ne sais toujours pas faire autrement.
Revenons à notre morceau : Basket Case, péchue, la zik. Pourquoi celui- ci ? Je me pose la question... Comme toutes les autres questions que je me pose, nombreuses, sans réponse... Peu importe, en fait, non, sûrement par besoin de retrouver un état de boost. La vie ? Elle n' est pas simple, pas toujours belle, pas toujours drôle... et même si parfois j'essaie de le faire croire, je sais bien que je fissure en dedans. La seule différence avec certains ? c'est que même si je vis les orages comme tout le monde, j'ai envie d'y croire dedans et ce feu, cette envie est bien là, bien ancrée.
Pas mieux, pas pire, juste peut-être différente.
Samedi, j'ai 31 ans, une petite fille en pleine forme, une maison que j'aime, un entourage de snobs pensant au fric, des gens artificiels dont je porte le sang, des emmerdes à venir, des questions sans réponse, des gens que j'aime... et pourtant j'ai 15 ans, la fougue qui revient (qui ne m'a jamais vraiment quittée), des envies de dépassement, d'investissement immenses. J'ai chaque jour l'impression de redécouvrir, la vie, mes émotions.
Parfois trop sage, parfois trop inconsciente, mais toujours TROP.
Aujourd'hui, je me rends compte que l'on a besoin des autres pour grandir, pas pour vivre... Aucune prétention de livrer une valeur universelle, mais elle s'applique assez bien à mon air du temps.
Après les nombreuses questions qui se sont posées ces derniers jours... Je ressens le prix de la Liberté interieure.
Tiens, cela me fait penser à une chanson, Le tourbillon de la vie... On se retrouve à éprouver des émotions similaires à certains qui ont su les formuler...et c'est pour cela que la création a une place si importante dans ma vie, aucune envie de plaire, juste de créer l'émotion chez l'autre.
Quel long monologue !!!
En mêe temps que je retrouve l'envie et le petit feu que j'attise à nouveau, les instincts de Femme reviennent mais pour l'instant je ne sais ni comment les formuler, ni comment ceux ci vont germer... quel joli point d'interrogation...
Par Ode
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Lundi 1 septembre 2008 1 01 /09 /Sep /2008 21:56
Je reprends un bout de plume qui un peu usée, ne sait si elle pourra poursuivre son chemin aussi intensément qu'avant... mais elle essaie, tente d'avancer ... L'envie de dire est là. Juste l'envie de transmettre des choses aussi futiles puissent elles paraître.. mais aucune importance le sujet n'est pas au bien fondé de mes propos mais bien à la manifestation d'une envie, d'un désir, un volcan éteint qui se ranime.

Pour commencer je reviens sur cette évocation qui date de peu... au sujet d'un petit garçon aux cheveux blonds comme les blés, aux grands yeux étonnés par ce monde, ce garçon m'est si familier, il prend un telle place dans mon coeur, j'ai eu si peur de ne plus jamais le retrouver...
Par simple plaisir voici un extrait. Que certains trouvent niaiseux, surfait, déja vu... aucune importance, pour moi ces mots restent justes emplis d'une émotion pure :

- Cette nuit... tu sais... ne viens pas (...)
- J'aurai l'air d'avoir mal... J'aurai un peu l'air de mourir. C'est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n'est pas la peine(...)
- Ce sera gentil, tu sais. Moi aussi je regarderai les étoiles. Toutes les étoiles seront des puits avec une poulie rouillée. Toutes les étoiles me verseront à boire.


Antoine de Saint-Exupéry

Le retour ces derniers jours de beaucoup d'émotions, de beaucoup d'amour dont je sais que j'ai peur. Depuis toujours je lutte contre les sentiments, ils étaient faiblesses et sources de tant de maux... Je ne m'en sens plus le courage, et surtout je crois je n'ai plus envie de me battre contre ce qui germe de plus beau et de plus vrai.
Encore ces quelques mots juste pour toi... Loin de la confiance que j'ai su démontrer parfois... et sans vraiment me reconnaitre j'ai vécu cette émotion avec tant de Bonheur :

El cuerpo de esa chica que empezo a temblar cuando el protagonista la intento besar.
Mecano

Merci à toi, tu es pour moi un GRAND Petit Prince.
Par Ode
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 21:26
Pourquoi cette révolte, ce feu brûlant qui imprègne ma peau ?
Un combat ? Non, l'écho des anciens qui raisonne, une soif de Vie jaillissant de très loin, d'un passé reculé.
Il est si difficile de trouver des mots pour exprimer cela.
Les années passent et plus j'avance, plus la louve solitaire prend de l'ampleur. En surface parfois les cicatrices réapparaissent mais au fond qu'en est-il ? rien ne trouble la Paix, rien ne blesse, rien ne déchire : La sérénité retrouvée ?
Les hommes me lassent, me fatiguent, m'agacent... Et pourtant, l'envie de composer est parfois supposée.
 

 
Par Ode
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 22:59
Je ne peux en finir ce soir, trop de pensées s'enchaînent, trop de douleurs reviennent, trop de mots se répandent.

La montagne s'ébranle, elle gronde pour laisser place au feu, aux anciennes fureurs qui rejaillissent du volcan que l'on croyait éteint.
Longtemps elle s'est construite sur des abords verdoyants, de ses entrailles frémissait l'ardeur des plus grandes colères.
Elle s'est érodée, au fil du temps, usée par les tempêtes et les tourmentes jusqu'à ce taire.
Ce rugissement s'est affaibli jusqu'à ne plus être.  
Mais ce que l'on supposait détruit, renaît, plus fort, plus vrai, plus naturel encore.
La foudre menace et trace une arabesque de lumière empourprée au coeur d'une prunelle grise. Le torrent qui se répand bien loin d'apaiser sa colère, ne fait que la nourrir.


Par Ode
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Mercredi 26 mars 2008 3 26 /03 /Mars /2008 22:01
"Plus l'existence est difficile, mieux on supporte les peines et mieux on jouit des plaisirs."(Alain)
" Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point." (Blaise Pascal)
"La sagesse n'est pas dans la raison, mais dans l'amour." (André Gide) 
"La vérité d'un homme, c'est d'abord ce qu'il cache." (André Malraux) 
"L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
 Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert. " ( Alfred de Musset)

Je reste stérile ce soir, à lire ce qui m'entraîne au comble de ma douleur, de mon interrogation.
Des pourquoi comme s'il en pleuvait, au fond de ce tunnel une sorte de porte encore fermée, lourde et épaisse, de sorte que je ne peux pas imaginer ce qui peut se trouver derrière : le monde onirique de l'enfance et l'expression de ses interdits, un monstre que je pensais pouvoir être homme. La confusion me gagne, la rage aussi.
L'amazone, la louve, refont surface.
Au plus profond de moi j'en arrive à penser que je ne suis pas si tendre, pas si bonne, pas si sage et que malgré les routes foulées, les faux pas aussi, je reviens sur une terre dont je m'étais éloignée.
Quelles sont les limites ? Où celles-ci peuvent-elles nous conduire ? La justesse provient-elle seulement de la raison ? Le coeur n'a -t-il pas sa place ? Quel est le seuil du Pardon, de la douleur ? 
Malgré toutes ces questions, aucune réponse. 
Par Ode
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Vendredi 14 mars 2008 5 14 /03 /Mars /2008 21:04
Il apparait que parfois nos sens ne se servent que de leur fonction première sans aller au-delà. Entendre la couleur des mélodies, le fond des choses : SE SENTIR IVRE ENCORE. Cette manière d'appréhender autrement les stimuli sensoriels : aller plus loin, sans en avoir conscience. Comment diable ce mécanisme arrive t-il à s'enclencher, sans que notre volonté y soit mélée, comment atteindre cet état ?, "être dans son coeur" (et investir son corps au même instant). L'expérience d'un de ces courts instants où tout semble simple, précis et limpide : le rechercher, c'est le faire fuir, il suffit d'être là au bon moment. Ce doit être similaire au Bonheur alors. De longues périodes où, après avoir connu ces instants, on semble être sterile, infirme d'une partie de ce que l'on est. Et à nouveau s'en s'attendre à ce moment magique, il s'élance, dans un élan créatif, une soudaine et irrépressible énergie, une sorte de transe, trés consciente où chacun des sens révèle une aptitude accrue. 
Passer de l'autre côté du miroir, encore une fois.

Par Ode
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